Kaltenhouse

Kaltenhouse

Il est implanté dans la clairière de la forêt de Haguenau, sur la rive gauche de la Moder. Un certain Batt y construisit une ferme. Peu à peu, des pêcheurs, établis sur les bords de la rivière, s’installèrent définitivement autour de la ferme. On cite en 1393, un Klarenhans de Kaltenhüsen. Le roi Albrecht (1400-1412) accorda au Comte Louis IV de Lichtenberg certains droits sur le village le 4 septembre 1405. En 1443, l’évêque Robert de Bavière autorisa la construction d’une chapelle dédiée à Saint-Wendelin.

L’évêque de Strasbourg nomma en 1467 un prêtre à Kaltenhüsen, sous l’autorité de la paroisse Saint-Georges de Haguenau. Des disputes éclatèrent souvent entre les habitants de Kaltenhouse et d’Oberhoffen à cause de violation de limites de bans. Aussi, les deux communes décidèrent-elles de creuser un fossé dont le curage incomba aux deux communes.

Le contrat fut signé par Conrad BROLL, Receveur à Kaltenhouse et Adam Diebold, Major à Oberhoffen, le 15 août 1592. Le 12 août 1751, l’évêque François de Rohan-Soubise éleva la chapelle au rang de paroisse. La révolution de 1789 proclama l’indépendance de la commune. Le ban communal couvrait 372ha 3a.

Kaltenhouse fut la première commune à expérimenter les plantations de houblon. Après l’annexion de l’Alsace en, 1870, le camp militaire fut agrandi et utilisé comme champ de Tir. En 1872 débuta la construction de l’actuelle église, à clocher-porche dont les stalles et lambris sont de André Bender et l’orgue de la maison Stiehr.

La guerre 1914-1918 bouleversa la vie économique de la localité. 23 enfants de la commune tombèrent sur les différents champs de bataille. La deuxième guerre mondiale allait faire de Kaltenhouse une cité meurtrie : annexion, évacuation, incorporation de force…. Un lourd tribut fut payé par notre village: 40 morts, un village en ruines…. Mais grâce au courage et à l’enthousiasme tant de ses habitants que des municipalités successives, Kaltenhouse a le visage que nous lui connaissons actuellement.

Les commentaires sont clos.