Bischwiller

Bischwiller

Bischwiller doit sa fondation, à la fin du XIIème siècle à l’Evèque Conrad de Hunebourg, qui fit édifier une cour co-longère sur les berges de la Moder et autour de laquelle se développa le hameau de Bischwiller. Dès la fin du XIIème siècle les Evèques cédèrent le lieu à des seigneurs de la petite noblesse alsacienne ou palatine, conservant leurs droits épiscopaux jusqu’au XVème siècle. On peut citer ainsi, jusqu’en 1542, les Mûllenheim, Hûtterndorf, Blyberg, Eschenau.
Le proche hameau de Hanhoffen, cité pour la première fois en 1329, partagea dès les débuts les destinés de Bischwiller, qui se dota, en 1521, d’un sceau à l’effigie de la Vierge, symbole qui figure encore aujourd’hui sur les armoiries de la ville.

En 1542, les Eschenau cédèrent le fief au Duc Wolfgang de Deux-Ponts. Bischwiller resta ainsi, jusqu’à la Révolution Française sous l’autorité de cette puissante famille. De 1640 à 1733, la seigneurie fut gouvernée par les Comtes de Birkenfeld , branche alliée des Deux – Ponts. Ils avaient leur résidence au château Tiefenthal, celui-ci sera démoli en 1795. En 1686, Christian II, époux de Agathe de Ribeaupierre, ayant hérité du titre de protecteur de la confrérie des ménétriers, transféra le siège des musiciens de la Basse Alsace, à Bischwiller.

La tradition de la Fête des Fifres s’est perpétuée jusqu’à nos jours. Après l’introduction de la Réforme, en 1545, les Ducs de Deux-Ponts accueillirent, à partir de 1618, des réfugiés huguenots, venus de Phalsbourg et de l’Alsace bossue, mais originaires des Ardennes et de Picardie qui furent à l’origine d’une industrie drapière florissante.

Elle entraîna un développement important de la cité, dont l’apogée se situe au milieu du XIXème, avec près de 100 fabricants.

La guerre de 1870 marqua cependant un coup fatal à cet essor, par l’émigration de plus d’un tiers des 11 000 habitants vers la vieille France, en particulier vers Elbeuf, Vire et Sedan. Parmi ces émigrants se trouvait Ernest Herzog, père de l’écrivain et académicien André Maurois, né à Elbeuf en 1885. Grâce à l’implantation de nouvelles usines (Société Alsacienne de Filature et Tissage de Jute en 1883) l’accueil de structures hospitalières spécialisées (Sonnenhof 1885, Hospices Départementaux 1888), Bischwiller, devenu chef-lieu de canton après la Révolution, poursuivit son développement de cité industrielle dans l’Alsace du Nord.

Bischwiller est fière de compter, au nombre de ses citoyens, l’écrivain et poète de réputation internationale Claude Vigée, les peintres Paul Weiss, Philippe Steinmetz, Hervé Karcher, Charles-Henri Herrmann.

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